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L´Argentine à jeun. ( le matin...)

       Samedi 14 Aout

                              "Toutes des putes"

                                      Jean Charles, après sa rupture.

 

 

         Pour la presque fin de mon petit périple, et la decouverte de l´immense Argentine (4000 km de long, 2000 de large ), mon petit frère Jean-Charles est venu me tenir compagnie.

         Et parce qu´une boucle de 6000 Km (+ ou -) en bus ce n´est pas des plus fun, et qu´en plus mes 2 copines de Guyane ( Aude et Amandine ) m´avaient dit que ça se fasait bien en stop, nous choisîment ce moyen de locomotion.

         Première destination: Ushuaïa.

         Un premier camion s´arrète. Il nous fera faire ... 20 km. C´est déja ça.

         Un deuxième s´arrete. Il nous avancera des ... 2000 suivants ! Et de rencontrer Ramiro. L´ami Ramiro ! Ramiro et son gros engin nous dira Jean-Charles. Le seul chauffeur à réussir à se faire un maté ( infusion d´une herbe originaire du Paraguay et se buvant à la paille; une institution en Argentine, mais aussi en Uruguay et au Paraguay ) ET à se regarder un DVD tout en conduisant !!

         En parlant DVD, le cinema français a penetré en force le marché argentain, avec 2 chefs d´oeuvre que nous auront l´occasion de voir 4 fois dans divers lieus, et plus encore sur les disques durs: Banlieu 13 !! ( avec une préférence notable toutefois pour le 2eme oppus: Banlieu 13, ULTIMATUM. Qui, avec Haiki ( l´histoire d´un chien, Attika, qui attend Richard Gere à une gare) formeront notre diptyque cinématographique de l´été. Enfin de l´hiver en Argentine.

         Le stop, c´est les rencontres. Couplé au couchsurfing, c´est une galerie de portrait. Nous tombâmes évidement que sur la crème ...

         Asunción tout d´abord, un amour d´hôte végétarienne à Bahia Blanca, première halte sur le chemin d´Ushuaïa, qui prit abec beaucoup de patiente l´humour de 2 frères qui ne s´étaient pas vu depuis 1 an et qui avaient envie de picoler, humour à base de je te dit des saloperies en français dans mes phrases en espagnol en gardant l´air sérieux. Asunción, on t´aura fait la misère et failli faire virer de ton boulot mais on t´attend quand tu veux en France pour nous faire pardonner !

         Aline ensuite, niçoise et coiffeuse, habitant quasi par hasard à El Calafate, un haut lieu touristique argentain dut á son majestueux et impressionnant glacier, de plusieurs kilomètres de large et plusieurs dizaines de kilomètres de long, glisssant tout le de la montagne, tel sa langue.

         Par hasard car ayant débarqué pour les même raisons que nous 1 an auparavant, et puis ayant rencontré un homme, un argentain qui plus est. Et un argentain ça sait parler aux niçoises: " Toi ma chérie je vais tellement te bichonner que dans 1 semaine tu auras oublié tes 5 dernières années ". Il me faut préciser qu´à cet instant Aline était en couple depuis 5 ans. C´est dire le pouvoir de seduction de l´argentain. Presque au niveau du charpentier français vous imaginez ??

         Pour Aline nous fîment des vidéos amusantes dans des supermarchés, à base de " oh zut j´ai trébuché et me suis affalé de tout mon long sur les pyramides de boites de conserve " toujours pour s´assurer le rire de l´hôte et par la mème le commentaire positif sur couchsurfing.

         Et cela n´est pas toujours évident avec Jean-Charles mon petit frère, 20 ans, étudiant de la vie, qui a besoin de ses 12 heures de sommeil quotidien.

         Par exemple Jean-Charles aime beaucoup l´autostop: il ne voir pas les kilomètres défilés. Evidement une fois dans l´aimable vehicule et les présentations faites, il s´écroule de tout son long et termine sa nuit, tojours trop courte.

         C´est ainsi que, chargé de la conversation avec notre bon samaritain, dès qu´a mon tour après maintes heures de conversations politiques et d´explication de texte: " Oh non Paris c´est bien pire que dans Banlieu 13 ", je ne peut me retenir de fermer un oeil, le chauffeur le prend mal, " je ne fait pas hotel ", et nous demande de descendre. Merci Jean-Charles.

         Ce aui permet néanmoins de varier les plaisirs; comme 300 km à l´arrière d´un pick-up, à l´extérieur donc, en Terre de Feu, allongés sous 4 couvertures et une peau de bête, admirant les paysages chaudement éclairés par le soleil d´hiver du 55eme parallèle. Le traineau du père Noël à quelques encablures de l´antarctique quoi...

         Mais comme le disait Aude et Amandine, Ushuaïa ça se mérite. Et plus que ça, ça vaut le coup !! Malgré mes craintes d´une ville mythique regorgeant à n´en plus pouvoir de touristes il n´en fut rien, hiver aidant, les montagnes ( et les pistes de ski ) plongeant directament dans le très bleu pacifique sud furent tout simplement enchanteresses. Tout comme les forêts rasés par les castors, les kinders tellement meilleurs en Patagonie, et le ski, le ski hors piste entre les sapins de l´ultra dangereuse station de glacier d´Ushuaïa, et son unique piste débutant.

         Puis vint denis le Russe. Immigré il y a quelques années en Argentine, à Bariloche, sation de ski huppé a peu près au centre de l´Argentine. La moitié de sa famille, habitant la Sibérie, est pasteur orthodoxe, et l´autre dans la mafia.

         Mais la mafia ce n´est pas du tout ce qu´on croit nous explique t il, c´est simplement un groupe d´individu organisé qui controle une ville par le racket. Ahh... nous étions rassurés...

         Denis aime la vodka. Curieusement et comme le hasard fait bien les choses nous aussi. Mais Denis a, comme qui dirait, ça dans le sang. En en rapportant une bouteille un après midi en guise d´offrande à notre hôte, il nous pria de l´ouvrir expressement, car partant partant au boulot une demi heure plus tard. Effectivement ce laps de temps écoulé, il s´en alla servir dans le restaurant l´employant, laissant toute seule la bouteille maintenant à moitié vide. Il était 17 heures, et Jean-Charles et moi avions le rire facile. He ! 17 heures quand mème ... Quelaues verres plus loin, et après visionnage du 100 mètres historique d´Usain Bolt et quelques lipdubs, le trou noir. Incroyable. Il n´était pas 18 heures. Denis le Russe nous avait bien eu avec sa Vodka Del Diablo. Ah le drôle ... Ah le coquin ...

         Vivement la sibérie......

         Puis vint Mendoza, ses vignes, la viste de ses caves à vélo.... Puis l´Urugay, Montevideo sa capitale et la fête en l´honneur du nouveau né (24 heures avant) de notre famille d´acceuil, et la dernière soirée, à Buenos Aires .....

         Où preuve fut faite, si elle avait éte nécessaire, que mon petit frère n´était pas encore tout à fait adapté à la vie en société sud americaine.

         Tout avait plutot bien commencé, par une degustation de bières locales: Quilmes, Australe, Patagonia. Et puis Jean-Charles commença à s´échauffer. Pour quelle raison ? Mystère ... Peut être le manque d´acclimatation, le celibat prononcé, la vue des lions de mers ?

         Quoi qu´il en soit subretissement se glissait dans ses phrases à l´encontre de ses interlocuteurs de sympathiques " Mais t´est q´un pov' type", " Mais ta gueule", " Mais ta gueule t´est q´un pov' type moi en soirée j´ai une réputation parce que je dit ce que je pense t´est un pauvre type c´est tout mais ta gueule "

         S´en suivi une tentative de captation de bière dans le frigo personnel du patron, tentative courronné de succès sous les yeux du dit patron évidement. " Tu compte la payer cette bière ? ", " non", "bon bah tu dégages"

         Et notre Jean-Charles de partir se réfugier dans les douches des filles et de se battre à coup de poing avec les parois en plexiglas séparant les cabines les unes des autres.

         Le final d´anhologie eut lieu dans le dortoire où, après s´être jeté sur des ouvriers endormis, pour je ne sais quelle raison une table vola au milieu de la pièce, vite suivi par une presque expulsion de l´hotel à 4h du matin ; " ils jettent les tables ...".

         Le lendemain après midi, alors qu´un airbus volait vers la France un malotru à bord, je retournai à mon hotel, où le patron m´attendait de pied ferme. M´emmenant dans les douches des filles et me montrant l´étendu du massacre; des cloisons explosés en plusieurs morceaux étendues sur le sol, d´evidentes traces de coups de pieds/poings/têtes, stignates de la bataille de la nuit passé, "(...) toutes des putes (...) ", il me fixa mechement et me lança: " Ton frère est parti alors c´est toi qui va payer !"

         Merci, merci beaucoup Jean-Charles, sans toi, l´Argentine eut été ... différente !


Publié à 21:41, le 14/08/2010, Ushuaïa
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hé bin !

{ 05:20, 31/08/2010 } { Publié par amaude }
que de rebondissements ! je crois que ton Argentine a été très différente de la nôtre mais tout aussi riche en rencontres et en émotions !!!!
et les chutes d'Iguazu alors ???
à très très vite en Guyane !

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